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En ce début d’année, l’ensemble de l’équipe Sirenergies vous adresse ses meilleurs vœux de réussite, de sérénité et de succès pour vous, vos proches et votre entreprise ✨
Sirenergies, c’est aujourd’hui une équipe de 25 collaborateurs mobilisés chaque jour pour vous accompagner avec engagement, réactivité et proximité, et vous sécuriser sur l’ensemble de vos enjeux énergétiques.
Froid, Marchés et « Fake News » : L'heure de vérité pour votre facture
L’épisode de froid intense que nous traversons agit comme un révélateur impitoyable. Alors que le thermomètre chute, la consommation française s'envole, dépassant cette semaine la barre des 90 GW — un niveau inédit depuis février 2018.
Mais au-delà de ce stress-test technique, deux réalités s'opposent aujourd'hui : la rationalité des marchés et l'hypocrisie fiscale.
1 - Le marché tient (et l'import nous sauve)
La thermosensibilité française ne pardonne pas : chaque degré perdu, c'est 2,4 GW de consommation en plus. Pour tenir, la France est passée importatrice. Est-ce un échec ? Non, c'est une optimisation économique.
Importer l'électricité de nos voisins revient moins cher que de démarrer nos dernières centrales marginales. Ici, les interconnexions jouent parfaitement leur rôle de bouclier tarifaire. Le mécanisme de marché fonctionne.
2 - La «Fake News» de la CTA
Si le marché est rationnel, la communication politique ne l'est pas. Il est urgent d'arrêter de se féliciter de la baisse annoncée de 5 % sur la CTA.
Soyons clairs, c'est une fake news politique. Cette baisse n'est pas un "cadeau", c'est une mécanique d'ajustement technique liée au financement des retraites des industries gazières et électriques, actée depuis 2005. C'est une simple équation mathématique, pas un geste pour le pouvoir d'achat.
3 - Le vrai scandale : Électricité vs Gaz
Cette baisse en trompe-l'œil masque une aberration écologique majeure.
• D'un côté, l'électricité produite en France, décarbonée, mais lourdement taxée.
• De l'autre, le gaz, énergie fossile, 100% importée, polluante, mais qui bénéficie d'une clémence fiscale incompréhensible.
Nous marchons sur la tête. Nous surtaxons la solution (l'électron bas carbone) et nous épargnons le problème (le fossile). Pour résumer l'absurdité de cette fiscalité en une phrase : En France, c’est exactement comme si nous avions décidé de taxer davantage les légumes que le tabac.
4. La stratégie : Focus CAL 2027
Pendant que le débat fiscal s'enlise, les opportunités de marché se précisent. Le contrat CAL 2027 s'impose comme le nouveau benchmark. Malgré le froid, la tendance de fond reste baissière.
Techniquement, la surveillance du RSI indique que nous entrons dans une zone d'achat pertinente. Le froid passera, mais la nécessité de sécuriser vos prix sur ces niveaux attractifs reste la priorité.
Recul des prix à terme de l'électricité, hausse du spot
| Produit | Prix €/MWh | S-1 €/MWh | M-1 €/MWh |
|---|---|---|---|
| FR Cal2027 base | 48,79 |
-1,86
|
-1,34
|
| FR Cal2028 base | 51,98 |
-1,35
|
-1,65
|
| FR Cal2029 base | 55,13 |
-1,84
|
-1,62
|
Les prix à terme de l’électricité en France ont diminué sur la semaine, dans le sillage du repli des prix du gaz. Le contrat français pour une livraison en 2027 a ainsi reculé de 5 %, pour s’établir à 48,79 €/MWh en clôture.
Le marché spot a enregistré une forte hausse lundi, atteignant 127,40 €/MWh, sous l’effet de conditions météorologiques plus froides et d’une augmentation des indisponibilités nucléaires.
Les prix du gaz en baisse
| Produit | Prix €/MWh | S-1 €/MWh | M-1 €/MWh |
|---|---|---|---|
| PEG Cal2027 | 24,33 |
-0,14
|
-0,09
|
| PEG Cal2028 | 23,08 |
-0,20
|
-0,15
|
| PEG Cal2029 | 22,18 |
-0,11
|
0,19
|
Les prix à terme du gaz ont nettement baissé sur la semaine, pénalisés par des arrivées record de GNL. En dépit du recul des stocks, le contrat français Cal’27 a cédé 2,2 % pour clôturer à 24,33 €/MWh.
Le prix spot PEG a progressé de 3,8 % sur la semaine pour atteindre 29,13 €/MWh, soutenu par des prévisions météorologiques plus froides. La diminution des flux en provenance de Norvège a également contribué à cette hausse.
Les EUAs restent stables
Les prix du carbone en Europe ont légèrement fléchi, les intervenants restant attentistes avant la reprise des enchères quotidiennes. En l’absence de signaux clairs sur la demande, le contrat à échéance décembre 2026 s’est établi à 87,25 €/tonne.
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